Perforation d’un tubage mettant en communication deux aquifères

Perforation d’un tubage mettant en communication deux aquifères

on Juil 5, 2019

Une inspection caméra révèle des perforations du tubage avec de l’eau sous pression

 

Un bruit de chute d’eau avait alerté le propriétaire du forage qui a aussitôt fait réaliser une inspection caméra de son ouvrage.

Les craintes se sont confirmées  : de l’eau sous pression jaillit depuis des perforations circulaires visibles sur le tubage plein.

Il y a a donc communication entre l’aquifère supérieur et l’aquifère inférieur exploité.

 

Coupe géologique

Coupe géologique

 

Une coupe géologique retrouvée à la banque du sous-sol (BSS) indique que la zone perforée, située à 10,50 m.

Cela correspond à des arrivées d’eau apparues lors de la foration à la base des calcaires de Brie.

Ces horizons ont été isolés par cimentation lors de la réalisation du forage dans les années 1970.

 

Perforations et entrées d'eau

Perforations et entrées d’eau

 

 

 

 

 

 

 

Il semble donc que la dissolution de la cimentation et la corrosion du tubage avec le temps aient fini par laisser entrer les eaux des calcaires de Brie.

 

 

 

 

 

 

Cette communication entre aquifères est interdite comme le précise le Guide d’application de l’arrêté interministériel du 11/9/2003 relatif à la rubrique 1.1.0 de la nomenclature eau – sondage, forage, puits, ouvrage souterrain non domestique :

« Un même ouvrage ne peut en aucun cas permettre le prélèvement simultané dans
plusieurs aquifères distincts superposés. »
« Afin d’éviter tout mélange d’eau entre les différentes formations aquifères
rencontrées, lorsqu’un forage, puits, sondage ou ouvrage souterrain traverse plusieurs
formations aquifères superposées, sa réalisation doit être accompagnée d’un
aveuglement successif de chaque formation aquifère non exploitée par cuvelage et
cimentation. »
« Dans le cas d’une superposition de formations aquifères séparées les unes des autres
par des couches très peu perméables, la nappe supérieure, vulnérable, peut être
contaminée par les activités de surface. La nappe sous-jacente qui est séparée de la
précédente par une couche peu perméable est a priori préservée de toute pollution.
Mais si sa pression est inférieure à celle de la première nappe et dans le cas d’une
mise en communication (forage défectueux), il peut y avoir transfert d’eau et donc de
polluant de la nappe supérieure vers la nappe inférieure : par exemple, en supposant
un forage captant les deux nappes (ce qui est rigoureusement interdit), lorsque celui-ci
est au repos (une grande partie de l’année) l’eau polluée de la première nappe
s’écoule à travers le captage et vient contaminer la nappe sous-jacente naturellement
préservée.»

 

Des travaux de réhabilitation vont être entrepris afin d’obturer les venues parasites

 

Ces travaux consistent à descendre un tubage neuf de plus petit diamètre afin de consolider l’ancien.

Ce chantier se déroulera en plusieurs étapes :

  • Réalisation d’un profil de diamètre pour connaître les déformations du tubage et les variations de diamètre
  • Isolation des venues d’eau superficielles au moyen d’une manchette inox/caoutchouc au moyen d’un obturateur
  • Mise en place du nouveau tubage
  • Nettoyage Hydropuls® de l’ouvrage
  • Cimentation de la partie pleine du tubage
  • Inspection caméra de réception
  • Essai de pompage pour déterminer les nouvelles caractéristiques hydrauliques du forage et adapter la ou les pompe(s) immergée(s) aux besoins du client

 


Forapulse spécialiste en régénération de forages
05400 MONTMAUR