Les différents types de puits et forages

Différences entre puits forés et traditionnels -Forapulse
Découvrez les différents types de puits et de forages (ou puits forés), leurs caractéristiques, avantages et inconvénients. Vous serez ainsi en mesure de choisir la solution idéale selon vos besoins.

Un puits est un ouvrage vertical creusé dans le sol pour atteindre une nappe aquifère et en extraire de l’eau souterraine. Puits creusés, puits foncés, puits forés : différents types de puits existent. Et, ils se distinguent selon leur profondeur, leur volume d’eau, leur coût ou la pureté de l’eau.

L’eau subit parfois un traitement avant que les utilisateurs ne la consomment. Les intervenants doivent donc effectuer un contrôle régulier à la fin des travaux mais aussi tout au long de son existence.

Les différents types de puits

Il existe donc trois grandes catégories de puits :

  • Puits creusés
  • Puits foncés
  • Puits forés ou forages


Globalement, le choix dépend de la profondeur de la nappe aquifère, des données hydrogéologiques du terrain, de la nature du sol, des volumes d’eau recherchée, de la rapidité voulue (ou non) et du coût des travaux.

Synthèse comparative des trois types de puits

Pour vous aider, ce tableau synthétise les critères de choix pour chaque type de puits.

Type de puitsProfondeur d’un puits d’eauTechnique principaleCoût moyen estiméSol adapté
Puits creusé2 à 10 mètresExcavation manuelle ou mécaniqueQuelques centaines à 2 000 €Meuble et perméable
Puits foncé15 à 100 mètresEnfoncement d’un tube perforé1 000 € à 4 000 €Sableux et tendre
Puits foréJusqu’à 300 mètresPerforation rotative ou percussion4 000 € à 12 000 €Tous types de roches

En bref, le coût varie selon l’accessibilité du terrain et le diamètre du forage.

Puits forés ou traditionnels, pourquoi construire un puits ?

Tout d’abord, la création d’un puits ou d’un forage est une solution idéale pour obtenir de l’eau douce de bonne qualité. En effet, l’eau de surface est souvent contaminée par la pollution.

On peut également noter que les puits et forages sont surtout profitables pour les personnes qui habitent dans les régions où l’eau de surface est disponible en quantité insuffisante. En revanche, elles doivent disposer d’une bonne réserve d’eau souterraine.

Le puits creusé

Il est clair que cette technique traditionnelle est la plus simple : il s’agit tout simplement de creuser le puits avec une pelle et une pioche. Cette méthode s’avère moins coûteuse, mais elle est aussi plus fatigante que les autres.

C’est la raison pour laquelle,  pour éviter les efforts physiques intenses, les intervenants vont utiliser le plus souvent des moyens mécaniques. Par contre, cette pratique nécessite un sol facilement exploitable et une nappe phréatique peu profonde.

En général, ils renforcent également ces puits avec des pierres pour améliorer leur solidité. Cependant, le cuvelage (au moyen d’anneaux de béton) est une solution plus efficace. Dans la majorité des cas, les puits creusés sont peu profonds et peuvent aller jusqu’à 10 à 20 mètres de profondeur. Même s’il est possible d’en trouver certains qui font 30 à 40 mètres, ils sont plutôt très rares. 

Compte tenu de cette faible profondeur, ce type de puits est plus vulnérable à la pollution et à l’assèchement, contrairement aux autres types de puits.

Le puits foncé

Pour construire un puits foncé, les techniciens enfoncent un tube perforé avec un bout pointu dans une terre friable comme le sable ou le gravier. Ils équipent ensuite la partie inférieure de la conduite d’un filtre afin d’empêcher l’infiltration des particules.

Dans ce type de puits, l’eau peut être puisée à des profondeurs moyennes de 15 à 100 m selon la technique utilisée. Pour cela, les trois moyens de fonçage sont :

  • Fonçage par battage : Technique consistant à l’enfoncement d’un tube équipé d’une pointe en laissant tomber un trépan sur l’extrémité du tube.
  • Fonçage par injection d’eau : Le fonçage par injection d’eau consiste à injecter de l’eau sous pression dans un tube pour faciliter le creusement du sol et le déblaiement des débris.
  • Fonçage par havage : Cette méthode nécessite le creusement du sol à la base du tubage en position verticale, lui permettant ainsi (au sol) de s’enfoncer.

En résumé, un puits foncé est idéal pour les sols friables (sable, gravier) sur des profondeurs de 15 à 100 mètres.

Puits foré ou forage

Un puits foré est la méthode la plus avancée pour capter des nappes profondes jusqu’à 300 mètres. Il est toujours réalisé au moyen de techniques modernes, notamment par : 

  • Percussion d’un outil dans le sol 
  • Action rotative d’un outil coupant (trépan ou foreuse) qui brise et mâche les roches. 

Avec un puits foré ou forage, l’eau captée en profondeur bénéficie d’une filtration naturelle optimale.

Techniques de forage d'un puits d’eau

Il en existe plusieurs car chaque projet exige des méthodes adaptées à la nature de la roche sous-jacente.

Moyens manuels

Forage à la tarière : c’est une technique de perçage du sol reposant sur l’utilisation d’une grande vis sans fin. En tournant, cet outil (la tarière) s’enfonce dans le terrain et fait remonter les matériaux excavés le long de ses spires vers la surface, sur le même principe qu’une vrille à bois.

Forage par percussion : cette méthode consiste à briser la roche par des impacts répétés. Un outil lourd en acier appelé trépan est soulevé puis relâché en chute libre à intervalles réguliers pour broyer le sol sous l’effet de sa masse.

Forage par injection d’eau : l’opération repose sur une technique d’excavation qui utilise la force hydraulique d’un fluide sous pression pour désagréger le sol et faire remonter les matériaux découpés jusqu’à la surface.

Forage à la boue : souvent associé au procédé rotatif dit rotary, c’est une technique de perçage au cours de laquelle un fluide visqueux spécifique, la « boue de forage », circule en boucle fermée pour faciliter l’extraction des roches et maintenir la stabilité du trou. .

Moyens motorisés légers

Forage au marteau fond de trou, forage rotary

Moyens mécanisés lourds

Ils sont idéaux pour les puits très profonds. Les équipements sont montés sur des camions lourds. De gros outils de forage rotatifs sont utilisés pour mâcher ou briser les roches ; si le sol est mou, les tarières sont utiles lorsque vous effectuez le forage.

Réglementation et déclarations administratives

En tout état de cause, créer un ouvrage de captage d’eau impose de respecter un cadre légal strict.

Les démarches obligatoires en mairie

  • Les déclarations administratives sont obligatoires un mois avant les travaux.
  • Vous devez remplir le formulaire Cerfa 13837*03 pour la mairie.
  • Le déclarant doit préciser les usages de l’eau prévus sur le dossier.

Les règles environnementales et sanitaires

  • Une déclaration auprès de la DREAL (direction régionale de l’environnement, de l’aménagement et du logement) s’impose pour les forages de plus de dix mètres.
  • L’eau captée nécessite des analyses microbiologiques avant tout usage domestique.
  • Le puits doit se situer à plus de 35 mètres des sources de pollution.
  • Un clapet anti-retour protège le réseau public contre la contamination.

Si la réglementation vous intéresse et que vous voulez en savoir plus,  vous pouvez aussi consulter ces articles :

La règlementation et obligations administratives

Conseils d’entretien pour vos forages

FAQ sur les différents types de puits

Quel est le coût moyen des différents types de puits ?

Le coût d’un puits ou d’un forage peut varier en fonction de plusieurs facteurs, tels que la profondeur nécessaire, la géologie du site, les matériaux utilisés. En général, un puits artisanal peut coûter quelques centaines d’euros, tandis qu’un forage professionnel peut atteindre plusieurs milliers d’euros. Contactez Forapulse pour obtenir plus d’informations sur le coût d’un puits ou d’un forage.

Le meilleur type de puits dépend de l’usage prévu, de la localisation, et du budget disponible. Un puits traditionnel peut suffire pour des besoins d’irrigation simples. En revanche, un forage profond sera plus adapté pour une alimentation en eau potable constante et fiable. Il est important de consulter un hydrogéologue pour déterminer le type de puits le mieux adapté à vos besoins spécifiques.

La principale différence réside dans la technique de réalisation et la profondeur. Un puits est généralement moins profond et se creuse manuellement ou mécaniquement. A contrario, un forage nécessite l’utilisation de techniques plus avancées pour atteindre des couches aquifères plus profondes. Le forage permet d’accéder à de l’eau plus en profondeur, souvent avec une meilleure qualité et un débit plus constant.

La profondeur d’un puits varie en fonction de la nappe aquifère locale et peut aller de quelques mètres à plusieurs centaines de mètres. En général, un puits artisanal peut se situer entre 10 et 40 mètres de profondeur. En revanche, les forages peuvent dépasser 100 mètres pour atteindre des aquifères plus profonds. Il est crucial de réaliser une étude hydrogéologique préalable pour déterminer la profondeur optimale.

Pour en savoir plus sur les différents types de puits et forage, faites appel à l’expertise de Forapulse. Notre équipe composée d’hydrogéologues et d’intervenants spécialisés vous aidera à réaliser votre projet et à choisir parmi les différents types de puits et forage.

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